Mon métier est de raconter de belles histoires, de belles histoires d’amour, de famille et d’amitié.

 

Mais avant que mes mariés ne m’accordent leur confiance, je me dois de leur raconter mon histoire, qu’ils comprennent mon parcours, qu’ils sachent qui je suis et pourquoi je fais ce que je fais !

cérémonie laïque
cérémonie laïque
 

Mon enfance

 
cérémonie laïque

J’ai grandi dans une famille aimante, entourée de mes deux frères, j’étais la grande fille, l’aînée, celle qui  doit montrer l’exemple. A vrai dire, j’étais très sage, trop sage jusqu’à mon adolescence !!

Pas de catastrophe, non, j’ai juste découvert l’amitié, les heures passées avec des gens dont on ne connaissait rien ou presque et qui transforment le quotidien.  

J’ai aussi découvert que j’avais la possibilité de créer… Créer des événements qui faisaient que je devenais importante, qui laisseraient une trace dans les mémoires. Ce n’était pas grand-chose : des soirées chez mes parents avec les amis, des soirées où nous pouvions recevoir jusqu’à 200 personnes dans une salle des fêtes bondée, des rencontres avec d’autres jeunes, des débats, des événements sportifs ; plus tard ce sera des enterrements de vie de célibataire, des journées anniversaire…

J’ai connu la perte d’un être cher. Mon papa nous a quittés, j’avais 17 ans, mes petits frères 15 et 13 ans. Ma maman nous a fait grandir, seule, portant le poids d’une famille sur ses épaules. Elle m’a appris sans le savoir à être forte, à être digne… Mon papa, en partant, m’a appris que la vie est dure, qu’elle peut être courte, qu’il faut savoir croquer dans la pomme ! Alors maintenant que je suis grande, je m’applique à mettre tout cela en place…


Mes études

J’ai fait des études de Médiation Culturelle puis de Conception de Projet ; je ne fus pas une excellente élève, disons que j’étais dans la moyenne, avec des 12 du primaire jusqu’en fac. J’aime apprendre mais je n’aime pas apprendre par cœur, j’aime apprendre par expérience, j’aime appréhender les choses et je sais reconnaître mes tors et mes erreurs.

A la fin de mes études, je me suis lancée dans la vie active… Enfin, j’ai essayé… J’ai cumulé petits boulots, emplois précaires, jamais dans la branche culturelle dans laquelle je m’étais pourtant lancée. J’ai distribué des poubelles de tri sélectif, j’ai rempli des dossiers de demande de permis de construire, j’ai écrit le journal municipal, je me suis fait corriger par des gens qui n’aimaient pas mon style d’écriture et qui me faisaient tout changer, je me suis rendue à des entretiens pour me faire descendre parce que « trop comme ça » ou « pas assez »…

Les années passent, ma vie professionnelle connaît des hauts et des bas, plus de bas que de hauts, des CDD, des CAE, de l’ANPE … Mais ma vie personnelle est un bonheur. Un mariage avec un homme que j’adore, l’achat d’une maison et notre premier bébé, Louis, né en  2006, puis l’arrivée de Zoé en 2009. C’est la félicité à la maison mais une catastrophe côté boulot, avec harcèlement moral, et bore-out --- c’est comme un burn-out mais inversé : on s’ennuie tellement qu’on se dévalorise, ne tentez pas l’expérience, c’est mortel ---.

En 2010, je faisais un poste d'accueil et je m’ennuyais ferme -- encore --- alors je me décidais enfin à créer ma boîte. Oui, parce que c’est une évidence pour moi et l’expérience professionnelle confirme mes doutes : je suis indépendante !


Ma boîte

 
J’en fais mon métier, je mets mon savoir-faire et ma façon d’être au service de mes mariés

Alors je deviens auto-entrepreneur : je ne sais pas encore vraiment ce que je veux faire, mais je sais que je veux organiser des événements. Je suis un couple dans la conception de son fameux jour J, je les accompagne, je soulève leurs doutes, mais jamais je n’organise, ils aiment le faire et ne me laissent pas vraiment faire mon boulot comme je l’imaginais. Alors je les laisse faire, mais je sais que wedding-planner n’est pas un truc pour moi --- rassurez-vous, ils ont adoré leur mariage et m’ont même recommandée à leurs amis ! ---.

De 2010 à 2016, je suis secrétaire du lundi au vendredi de 9h à 17h, je suis maman de deux jeunes enfants, épouse d’un mari chauffeur poids-lourd, je fais des travaux dans notre nouvelle maison, je suis électricienne --- je ne sais pas si ça se dit mais c’est mon côté féministe qui ressort ---, je suis maçon --- là c’est plus difficile de féminiser ---, je rencontre les couples, j’écris, je suis officiante le samedi… Je suis partout et sur tous les fronts, j’adore cela !

Aujourd’hui, fini les travaux, je peux vous recevoir dans notre nouvelle demeure, elle nous ressemble, elle est chaleureuse, lumineuse et je suis fière de notre travail.

Mes enfants ont 9 et 12 ans, ils sont grands et ont grandi trop vite à mon goût, je veux profiter d’eux, de leurs câlins et de leurs colères.

Je décide de transformer ma vie multi-pluridisciplinaire, je décide de vouloir vivre de ma passion, je décide de prendre du temps pour faire les choses que j’aime, je décide que je ne serai pas secrétaire jusqu’à ma retraite, de décider de sortir de ma zone de confort et de me plonger dans l’entreprenariat ! Je veux prendre le temps de faire les choses correctement, ce n’est pas qu’elles étaient mal faites, mais je considère aujourd’hui qu’elles peuvent être mieux faites ...


Mon métier d’Officiante de Cérémonie

 
Doucement la cérémonie est entrée dans ma vie et elle a dessiné mon futur

Début 2010, Nicolas, le frère de mon époux, et sa future femme Aurély viennent me trouver.

Ils connaissent ma curiosité et mon ouverture d’esprit et m’expliquent qu’ils ne souhaitent pas se marier à l’Eglise, parce ce que ça ne leur ressemble pas et me font découvrir ce qu’on appelle les cérémonies laïques.

J’adore ce nouveau défi, j’aime découvrir ce nouveau concept alors très peu répandu en France, j’aime écrire et ce nouveau chemin me séduit immédiatement. Alors je leur concocte un livret de préparation, me base sur ce qui se fait, le modifie à ma sauce, le confie à Aurély, elle le travaille de son côté, me fait un retour et je leur écris ce qui sera « leur » cérémonie.

Cela ne s’arrête pas là : ils me demandent d’officier. Moi, Christelle, qui tape un phare --- oui, on disait cela dans mon jeune temps --- en public, timide, effacée, je vais devoir prendre la parole devant un parterre attentif ? --- Je me souviens alors de mes pauvres tentatives au club théâtre du collège, soldées par des piteuses prestations --- J’hésite, ils ne me laissent pas le choix et me voici sur le devant de la scène.

Je ne vous raconte même pas quel plaisir de voir leurs émotions, quel plaisir de pouvoir participer à quelque chose qui me dépassait, d’être témoin, actrice de leur bonheur. J’ai adoré !!!! J’ai tellement adoré que j’en suis devenue accro… Et de me dire « c’est ça que je veux faire » ! ENFIN, aurais-je trouvé ma voie ?

Alors, je me lance, je deviens Officiante de cérémonie


Précurseur dans mon domaine

cérémonie laïque

La cérémonie laïque était une tendance toute nouvelle, elle se faisait dans les grands mariages, à Paris ou sur la côte d’Azur. Elle paraissait tellement inaccessible.

Mais je l’ai travaillé à ma façon, taisant le côté spectacle qui ne me plaisait pas, pour mettre en lumière les échanges et le partage.

J’ai cherché dans les livres, dans les blogs, j’ai pris un immense plaisir à découvrir  ce concept.

J’ai pioché dans mes compétences universitaires ; je dois avouer que savoir monter une présentation ou mettre ses idées en ordre pour trouver de la fluidité dans mon discours, m’aident, encore et toujours, dans la réalisation de mes cérémonies.

J’ai aussi pioché dans mes capacités personnelles ; j’avais toujours été une bonne oratrice, même si la timidité me freinait parfois, j’aime aller au-devant des autres, j’aime les écouter et les découvrir.

Je suis autodidacte dans ce métier d’officiante de cérémonie, j’ai appris seule et aujourd’hui, je me félicite de ne pas avoir fait de « formation ». En même temps ; quand j’ai commencé, cela n’existait pas ! Ensuite, certains ont senti le bon filon et ont commencé à en proposer. Mais je me refuse de croire qu’il faut faire « comme çà » pour les cérémonies, certes, il y a des méthodologies pour créer un discours mais je reste convaincue que les cérémonies offrent une liberté absolue et qu’il faut garder l’esprit ouvert pour répondre à toutes les demandes et ne pas s’enfermer dans une seule façon de faire.


La première ...

En 2010, j’étais presque la seule officiante de cérémonie au Nord de Paris ... j’avais des demandes de toute la France, je ne pouvais malheureusement pas, répondre à ces demandes. Rappelez-vous, j’avais un boulot à temps plein où je travaillais beaucoup en saison estivale, mes enfants étaient petits et je faisais des travaux de rénovation dans ma maison. J’ai donc fait le choix d’officier dans ma région, mon Nord, celui que j’aime tant !


Mon empathie, mon amie !

Je me souviens d’une question d’une future mariée à propos de la préparation de cérémonie, elle me demanda comment j’arrivais à écrire une jolie cérémonie avec quelques réponses de leur part. Je lui ai répondu que c’était comme la cuisine, certains se débrouillent mieux que d’autre, certains font des chefs d’œuvre avec quelques ingrédients et d’autres pas.

Je pense que l’empathie est essentielle dans mon métier. Cette qualité me permet de comprendre les sentiments que mes mariés cherchent à faire passer pendant leur cérémonie. Elle me permet de trouver les mots justes et d’entendre ce qui n’est pas dit. Mais je ne suis pas une magicienne, et j’ai besoin de toute l’honnêteté et la sincérité de mes mariés pour pouvoir travailler.


Pour tous les couples

La cérémonie correspond à tous les couples et ça c’est génial !

Les « jeunes » viennent me trouver parce qu’ils ne se retrouvent pas dans les discours des cérémonies religieuses, ils souhaitent plus d’authenticité.

Les « remariage » se tournent vers moi car ils trouvent un vrai moment d’échange et aussi parce que ça change de la première alliance.

Les couples gays peuvent désormais joindre leur famille et partager un vrai échange.

Les « renouvellements de vœux » se multiplient parce qu’il est tellement difficile de traverser la vie avec ses épreuves en étant soudés et que c’est une façon de se re-dire combien on s’aime.

Les créatifs, qui peuvent laisser exprimer toutes leurs envies et leurs idées.

Les couples atypiques s’expriment librement et montrent à quel point leurs différences les unis.

Tous les couples qui souhaitent se dire oui comme ils en ont envie !